COMMENT BIEN VENDRE SA MAISON.

Nos conseils pour vendre votre bien au mieux. (DR)

IMMOBILIER - Dans notre supplément «Habitat» de ce jeudi, le dossier «Comment bien vendre son bien» fait le tour de la question pour qui veut céder sa maison, villa ou appartement. Types de vente, planning et astuces pour présenter son bien aux clients potentiels, «Habitat» apporte les conseils nécessaires et indispensables.

On annonce le marché immobilier suisse en perte de vitesse pour 2016. Mais les spécialistes peinent à accorder leurs violons. Selon les uns, les prix pourraient diminuer de 4 à 27% en fonction de l’évolution des taux hypothécaires. D’autres tablent plutôt sur une hausse d’un peu plus de 1%. Difficile de se faire une idée avec de telles fourchettes étayées par des intuitions plutôt que par des certitudes.

Quant au marché valaisan, s’il suit la courbe helvétique en dehors des biens très chers de l’arc lémanique, en forte baisse, il s’en distingue cependant par sa division en deux parties totalement différentes, la plaine et la montagne ou plutôt les stations touristiques. Autrement dit, le domicile principal et la résidence secondaire. Les deux ne suivent pas la même courbe, ne réagissent pas aux mêmes sollicitations, aux mêmes paramètres extérieurs.

Une montagne sinistrée

Le franc fort, la crise en Europe, les incertitudes liées à la lex Weber pénalisent le marché dans les stations. Paul-André Roux, président de la Chambre immobilière du Valais (CIV), résume la situation en deux chiffres: «Il y a quelques années, le Valais utilisait tous ses contingents (de la lex Kohler, ndlr) et même ceux laissés libres par d’autres cantons. Il lui arrivait de puiser à l’avance dans les autorisations à venir. Aujourd’hui, 20% à 25% du quota annuel lui suffisent.» Et le président de la CIV d’enfoncer le clou: «Les mentalités changent. Les jeunes n’ont pas envie de reprendre les chalets chers à entretenir de la génération précédente. Ils préfèrent voyager, changer de lieu de villégiature chaque année.» D’où un nombre important d’objets sur le marché. Plus grand que le nombre d’acheteurs potentiels, surtout dans le luxe.

Optimiste, Olivier Raemy, président de la section valaisanne de l’USPI (Union suisse des professionnels de l’immobilier), parle, lui, de reprise pour un marché moribond il y a peu: «Le luxe ne se vend plus. L’insécurité grandissante, les votations sur les forfaits fiscaux ou les successions ont fait fuir cette clientèle malgré les refus du peuple. Heureusement, les objets moins chers recommencent à trouver preneurs. Le marché revit.»

Pas de marché pour les mayens

Quant aux mayens, réservés aux Valaisans par la loi, il n’y a pas de marché. «Les gens les gardent et les limites imposées à leur rénovation bloquent les éventuelles envies», expliquent d’une même voix Paul-André Roux et Olivier Raemy.Pas de souci en plaine

Olivier Raemy annonce un taux de vacance de 4% à Sion que l’on retrouve dans les autres villes valaisannes. Un chiffre que Paul-André Roux ne confirme pas, ne possédant pas d’étude assez précise. Mais l’un et l’autre s’accordent pour dire que le marché de plaine va bien. «Certes, tout ne roule pas comme il y a quelques années. Ce qui se vendait ou se louait en trois à six mois doit plutôt en attendre neuf actuellement pour trouver preneur. Mais dans l’ensemble, on vend bien. Les prix ne baissent pas mais se stabilisent. N’oublions pas que nous avons toujours tendance à comparer avec des années record.»


PARU DANS : le nouvelliste