RECUL DES LOGEMENTS VACANTS

EN BAISSE EN VALAIS, EN HAUSSE EN SUISSE

Après une hausse spectaculaire, 2016 inverse la tendance.


Le nombre de logements vacants en Valais est en diminution après avoir connu plusieurs années de hausse.

Entre le 1er juin 2015 et le 1er juin 2016, le taux est passé de 2,02% à 1,81%, selon les chiffres diffusés lundi par l’Office fédéral de la statistique.

Le Valais plus haut que la moyenne nationale

Malgré ce reflux, le taux valaisan reste supérieur à celui qui est enregistré au niveau fédéral (1,81% contre 1,3%). Le Valais est aussi très éloigné des situations prévalant dans les cantons de Vaud (0,81%) ou de Genève (0,45%). En Romandie, seul le Jura enregistre un taux supérieur à celui de la vallée du Rhône.

Par contre, le Valais connaît une baisse après plusieurs années de suite de hausse, une tendance cantonale qui prend le contre-pied de la moyenne nationale.

Un premier recul

Entre 2012 et 2015, le nombre de logements vacants en Valais a bondi pour passer de 2564 à 4834 (+88,5%), pour redescendre ensuite à 4428 cette année. La baisse concerne aussi bien les objets à louer (-183) que les logements à vendre (-223).

L’Office fédéral de la statistique fournit les chiffres par type de logements. On constate ainsi que le recul concerne tous les types de construction. Les plus petits objets, les studios d’une pièce, sont aussi concernés (-94) que les grands logements de cinq pièces (-100), voire de six pièces et plus (-57).

Une situation saine

«Ce tassement est positif», estime Olivier Raemy, le président de la section valaisanne de l’Union suisse des professionnels de l’immobilier. Il estime que le taux de logements vacants idéal se trouve aux alentours de 2%. «Ce taux est sain et agréable pour tout le monde. Les locataires ne se trouvent pas sous pression lorsqu’ils cherchent un logement et les loueurs ne doivent pas faire trop de concessions pour pouvoir louer.»

Olivier Raemy ne croit pas que le recul du taux de vacance cette année représente un changement de tendance. «C’est un creux de vague. Il y a de nombreuses constructions en cours. Le taux va remonter autour de 2%. Le marché va rester parfaitement détendu pendant un certain temps encore.» A l’entendre, le Valais ne court pas de risque de pénurie non plus.

Président de la Chambre immobilière, Paul-André Roux ne croit pas non plus à un changement de tendance. «Il s’agit d’une légère évolution qui ne va pas continuer en raison du nombre de logements en cours de construction ou qui sont planifiés.» Selon lui, plusieurs facteurs font même craindre une augmentation du nombre de logements vacants. «Il risque d’y avoir moins de travail dans le canton dans les années à venir. Des ouvriers étrangers vont probablement rentrer chez eux. Et il y a la mise en application de la lex Weber. Il y aura donc plus de logements libres.» Une situation qui posera problème à ceux qui ont des biens à louer.

Des taux qui restent très bas dans les villes

Si la moyenne cantonale de logements vacants est de 1,81%, ce taux est bien inférieur dans les villes du Valais romand. Il s’élève à 0,55% à Sion, à 0,62% à Monthey, à 1,09% à Martigny et à 1,2% à Sierre… Dans ces localités, le taux est en légère hausse en douze mois, à l’exception de Sion où il a enregistré une très légère baisse (7 logements vacants de moins). «Sion reste un centre attractif. La ville se trouve dans une bonne dynamique, constate Paul-André Roux, dans le Haut-Valais, c’est plus compliqué.» Les chiffres lui donnent raison pour Viège où en une année, le taux est passé de 1,35 à 2,09%.


PARU DANS : le nouvelliste